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Quand on marche, on tombe. Ou plutôt
on marche parce qu'on tombe.
Mais les muscles vous retiennent. Heureusement ! Ils s'allongent
; comme çà, ils ne se foulent pas.
Ils sont surtout accrochés au pied et c'est à partir
de là qu'ils s'allongent comme s'ils faisaient du ski
nautique (c'est l'impression qu'ils doivent sûrement avoir)
à part que leur corde a une direction plus
verticale.
Si le pied était une "arche",
ou bien il flotterait ou bien y a tout qui s'écroulerait.
Alors, c'est une ferme. C'est lui qui décide finalement,
non ? I sait c'qu'il est.
C'est comme un triangle : deux planches articulées à
leur sommet, reliées en bas par un élastique.
Parfois les deux planches se tordent et ça donne des valgus
et des varus. Mais c'est pas facile de
s'imaginer où ça se tord. Le talus, il se prend
pour le sommet à lui tout seul. Bon, d'accord, il l'est.
Mais c'est pas lui qui se tord ! C'est en dessous ! (La cheville
ne fait que suivre.) En faisant
voyager sa tête chercheuse, sa fameuse "coxa pedis"
dont il est si fier ! Il a même des yeux, tout
c'qui a de plus moderne en informatique : les ligaments en haie
qui n'arrêtent pas de transmettre.
L'élastique, ça permet au pied de rebondir. Et il
en a besoin.
Un pied, c'est plein de rebondissements : ça s'appelle
les amortisseurs.
Bon, il y a le pneu de la peau et puis tout
y passe : squelette, tissus mous, tissus durs etc...
Y a le fameux triangle avec son élastique.
Et les petites têtes qui veulent jouer comme lui pour faire
les grandes ! Elles s'écartent, elles se rapprochent :
elles font des pompes quoi !
Les cunés qui se prennent pour une barre de torsion comme
s'ils avaient inventé les amortisseurs de voitures ! Au
fond, pourquoi pas ? Après tout, y z-ont été
les premiers et depuis belle lurette !
Le ligament deltoïde, l'interne ("the" medial)
: Me-ssieû fait du hauban, ouais... (et y n'se foule pas).
La sous-astra, bien sûr (elle a des yeux partout, elle veut
être de tous les coups). Le talus, laisse
faire : y s'en balance, c'est elle qui fait tout l'boulot.
Enfin, la pince de Le Coeur, l'écartement latéral,
le classique, quoi !
Et l'triceps pour finir. Saute jamais sur les talons. Saute sur
tes pointes : ça rebondit mieux !.
LA
PROGRESSION devient possible.
Ce n'est tout compte fait qu'une main qui s'ouvre pour attraper
le sol.
Cela se fait tout seul : ça plie dans la cruro-talienne
puis à la racine des orteils.
Pas bête le pied : ces mouvements s'effectuent autour d'axes
parallèles entre eux mais perpendiculaires à la
ligne de marche. Donc l'astragale peut s'en donner à coeur
joie. Son axe ? - rien
à voir avec les précédents. Et puis, libre
à lui de travailler quand il voudra. Pas d'obstacle, pas
de
travail. Juste un peu pour s'ouvrir comme une paire de ciseaux
sur le calcaneus (divergence talo-
calcanéenne) et présenter lors de l'appui une surface
maximale. Fastoche ! Mais quand même, il
faut guetter la moindre dénivellation. Mais il ne s'en
fait pas, il reste couché. Les ligaments en haie
sont là ! Un coup de fil et c'est parti. La règle
? - rester cool. La loi du moindre effort, ça vous dit
quelque chose ?
Même que les muscles rendent de leur
énergie en reprenant leur place après s'être
étirés
(comme la corde d'un arc - à quoi y jouent finalement ?
) travail de routine...pas de quoi
s'inquiéter...
Oui, bien sûr, il y a la "coxa" de l'avant-pied.
Elle réclame une petite interview, la grosse tête
arrondie du premier rayon.
- je n'arrête pas de travailler, dit-elle
; déjà dans la marche mais dans le sprint et dans
les
changements de directions, on a beau dire, c'est bibi qui fais
tout. Y en a marre.
- mais quoi, tu n'es pas bien dans cette coupole
arrondie avec tes sésamoïdes et ta phalange ? Tu y
règnes en maître !
- ouais, mais nous sommes en démocratie
et je ne vois pas pourquoi on continue à appeler
l'articulation de la cheville la "reine" ; moi, je trouve
qu'il y a place pour un président, un secrétaire
et un trésorier ; moi, je serais la trésorière,
j'ai l'habitude d'encaisser.
- oh, oh, oh, minute papillon : tu encaisses
chez les bonnes femmes parce que c'est un problème
de bonnes femmes mais les hommes sont gentils avec toi, ils te
respectent...
- ouais, p'tête bien; en attendant, c'était mieux avant les souliers
- je n'te l'fais pas dire
Nous n'insistons pas car nous la savons très sensible. Et de plus, pas gâtée question d'équilibre.
Aïe! Le téléphone à
sonné ! Un coup si bref qu'il nous serait imperceptible.
Et c'est parti ! Quand y faut y aller, faut y aller !
"Bon, - mettons les choses au point ! Je ne suis pas un astragale
pour rien. Les English ne
m'apellent pas "talus" pour le "fun".
C'est moi qui vais remettre de l'ordre. On perturbe la
progression ?
On ose ? ça va saigner !
- Dites, les petites, oui, vous-là,
les petites formations ligamentaires en haie ou pas en haie. Il
y a
du valgus ? ça tangue, ça vire etc..? J'suis pas
marin. Appelez-moi le tibial postérieur. C'est un
mec très bien celui-là. Et qu'ça saute! Du
nerf, nom d'un petit bonhomme ! Qu'il me remette à
cheval sur le calca. C'est mon heure d'équitation.
- Quoi, c'est du varus qu'il y a à présent
? Dégottez-moi le court péronier. Pas méchant
le gars
mais un peu... vous voyez ce que je veux dire. I s'rait dédoublé
que ça ne serait pas mal ! Je
réclame ça depuis l'époque glaciaire ! M...
y a le ligament externe qui est prêt à sauter ! Faites
quelque chose, bon sang ! Accroche-toi, mon petit pépé-ronier
! J'me laisse glisser de la selle pour
t'aider.
- Ouf, c'est reparti...
Je r'descends de cheval. Fini de faire le cosaque.
Elles ont bien travaillé, les petites.
C'est l'heure de ma sieste. Je me laisse à nouveau bercer
par la marche.
Etirez les bras, mes braves petites muscles postérieurs,
en silence, et surtout n'en faites pas trop.
Je m'assoupis...
Quoi ? Personne ne sait que nous sommes bien
organisés ?
Même pas les ballerines ?
Laissez tomber !
L'homo sapiens en rigolerait.
D'ailleurs, je vais vous l'avouer franchement : c'était
le bon temps. Le temps de la liberté.
Pieds nus, vous vous rendez compte? Et on en avait de la semelle
!
Allez, ciao!
- Rendez-vous au prochain mammouth ! comme on avait coutume de dire.
COMPRENDRE UNE FOIS COMMENT ÇA MARCHE LES PIEDS.
Quand on marche, on triboule... Où plutôt,
on marche pasqu'on triboule.
Mais on n'se casse pas la bobine. A côse des élastiques
de derrière.
Si le pied était une arch', ou bien
y flottrait ou bien, klett mariett, y dégringolerait, pour
de bon ; alors c'est une fermeke d'architect' ; y sé mieux
qu'nous ôtes.
Oui, fieu, ça est comme ça, comme un triangle :
deux planches avec en haut une charnière et en bas un élastic.
Mo parfois les planches font des noeuds et ça donne des
valseuses et des vareuses (en latin valgus et varus). Mais ça
est pas si facile de savoir où ça cloche. Là-tantôt,
le talus, il se prend pour le roi. Awel tant pis, il l'est mais
ça est pas lui qui se casse la pipe. C'est en bas de la
coxa pedis (et la cheville ne fait que suivre); ça a des
antennes et des yeux qui voient : les ligaments en haie .L'élastic
permet au pied de faire trampoline. Un pied ça fait toujours
des rebonds (comme au basket') et heureusement, pasqu'il en a
besoin. Ca s'appelle des ressortsalleï: des amortisseûrs..
Bien, tu sais, y a la peau et les os et puis
klet tutti passe (même le tram) : y a le squelette, le mou,
le dûr, et tout' sort' de chos'. Y a ossi le fameux triangle
et son élastic.
Et les p'tits têtes qui se prennent pour des grosses têtes.
Elles doivent se verpletterer et se relever sans arrêt.
Alleï, elles pompent quoi ! C'est comme ça.
Les cunés qui se prennent une fois pour une barre de torsion
comme s'ils avaient inventé les amortisseûrs de voiture.
Pourquoi pas ? Après tout, y zont toujours été
les premiers.
Le ligament deltoïde, l'interne, lui, y n'est pas maft
: y n'se foule pas. La sous-astra se mêle de tout (elle
a des yeux partout et elle n'arrête pas de spetteler partout).
Le talus laisse faire, y s'en fout.
Enfin, la pince de Le Coeur, l'écartement latéral,
le casse- noisettes à l'envers quoi, mais avec un élastic
en bas !
Et l'triceps pour finir ça ! saute jamais sur les talons,
tu sé mo toujours sur les pointes: ça r'bondit mieux.
Progresser, ça est une fois possîb.
C'est après tout qu'une main qui attrape
le plancher et ça se fait tout seul ; ça plie dans
la cruro-talienne puis à la carotte des orteils.
Pasque ça est pas bête un pied, tu sé ! Ca
bouge autour d'axes parallèles entr'eux, mais perpendiculaires
au chemin à suivre. L'astragale en est donc plein aux as.
Son axe ? Rien à voir avec les ôtes. Et puis il fait
ce qu'il veut : pas d'obstacles il est au chômage. Il doit
juste un peu s'ouvrir sur le calcaneus (divergence talo-calcanéenne)
et prendre, quand il se pose, le maximum de place pour donner
ses aises à la plante du pied (ça est facile mais
quand même, il faut faire attention aux descentes ou aux
montés ; ça est pas grave, y s'en fout, il reste
couché et s'en beurre la tartine). D'autres (les ligaments
en haie) s'en occuperont. Ouske moi je peux dire : rester cool
et surtout ne pas se fatiguer pour rien.
Même si les muscles, après s'être amusés
à la foire à Bruxelles, se remettent en place après
l'effort, faut pas s'en faire : c'est la routine. Y a ossi la
coxa du devant du pied. Celle-là réclame une petite
interview, la grosse ronde du premier rayon. Je m'en va une fois
froucheler avec elle car j'ai un petit boentje pour elle.
Ouïouoï , contente, ça elle
n'est pas, tu sé !
- o cherm ! j'ai jamais fini, dit-elle ; d'ja dans la marche,
mais dans le sprint et les changements de côté, tu
vois, je la déjà dis, ça est moi qui est
la plus castard. J'arrête pas de faire la klachdop : ça
est pas drolle, tu sé. Y en a ras la casquette !
- mais alleï, ma p'tite zinneke, t'es pas bien dans tes pompes
avec tes p'tits frères ? Ca est quand même
toi le dictateur !
- ouèï mais tu me prends pour une zieverer ? quel
est le snul d'architec qui a dit que la ch'ville, c'était
la reine d'Angleterre ? et la ballekeskop de l'astragale alors
? moi, j'suis quéqu' part pour la démocratie ; je
m'a dis qu'y faut un président, un secrétaire et
un qui s'occupe du beurre. Moi je serais une fois la trésorière
; j'ai l'habitude d'encaisser, et des pas mûres ! Et je
n'ai pas un dikke nek avec ma ster de rien du tout.
- zo-ot ! ça est malin ça , tu encaisses chez les
mokes , pasque c'est un problème de truut. Mais les peis
sont gentils avec toi ils te respectent iéste klas.
- Ouais p'tête bien, mais en attendant, c'était mieux
avant les slaches. C'est just' hein ?
- J'te fais pas dire.
On n'insiste pas car on la sait chatouilleuse de partout, la notje,
et en plus, elle est pas gâtée : question d'équilibriste,
elle n'arrête pas de mordre sur sa chique (ça, on
peut dire hein !), même si elle continue à rouncheler..
On la quitte en stoemelincks ...pôv crotje...
Aië ! Le téléphone sonne
! Si court qu'on qu'on n'a même pas le temps d'un striep..
Et c'est parti ! Quand faut y aller, faut y aller volle petrol.
Bon ! Arrangeons ça. J'suis pas une fois un astragaleke
pour rien. Les Insulères, avec leurs pannekecrêpeskops,
y m'appellent pas « talus » pour le fun. C'est moi
qui va arranger ça. Et ma cartache, à
quoi elle sert ? On embête l'avancement, knoufeleir ? Tu
oses, pei ? Attache tes bretelles, Jefke, et mets toi sur les
rails ; attends, ça va blouïter !
Dites les p'tites, ouais, vous là-bas, les p'tites formations en haïeke ou pas en haïeke. Ecoute une fois ! Y a du valgus, y a du tango, ça tourne, ça bascule etc... ? J'suis pas marin. Appelle-moi... et qu'ça saute... le tibialeke postérieur. Cest un kèt' très bien celui-là. Du nerf godverdoum, qu'y me remette à ch'val sur le calca. C'est l'heure d'équitation. Fini d'jouer des castagnettes !
Quoi, c'est du (stradi)varus maint'nant ? Trouve
moi le court péroniéke. A Roland Garros ? Pas méchant
le pei mais un peu djoum djoum, tu me comprends hein ? Il aurait
son double que ce serait pas mal tiens. J'réclame ça
depuis Jules César.
Nom de bleu, y a le ligament de dehors qui est prêt à
craquer ! ça peut pas une fois continuer durer toujours.
Aide-le podferdoume ! Accroche-toi, mon p'tit pépé-ronier
: y a tout qu'est schief. J'me laisse glisser de la selle pour
t'aider.
Ouf ! En un, deux, trois, c'est r'parti.
Je chuis redescendu de cheval. Assez fait le cosaque. Elles ont
bien soukelé, les p'tites crottes.
C'est l'heure de la sieste. J'me laisse de nouveau bercer par
la marche et enfiler une gheuse.
Etirez les bras, mes braves p'tits musc's postérieurs.
En silence as't bleeft, et surtout restez flapijolls. Tout est
redevenu tof ! On a bien tiré son plan.
Quoi ? Personne sait qu'on est bien organisés
?
Même pas les danseuses de chez Béjart ni "Rue
de la Loi" ?
Laisse tomber, je la déjà dis !
L'homme de Spy, de Zichen-Zussen-Bol-d'Air ou celui d'Erps-Kwerps
en rigoleraient une bosse.
D'ailieurs, je t'avoue franchement: c'était le bon temps.
Le temps de la liberté.
Pieds nus, sans slaches ni souliers, tu te rends compte ? Et on
en avait de la s'melle, godverdoum !
Allei ,salut en de kost !!!
Rendez-vous au prochain mammouth, Jefke !
Vocabulaire
:
zinneke : chien croisé, habitant de Bruxelles tof
: nickel tribouler= tomber klett mariett = bardaf=
vlan fieu, mon vieux zieverer : imbécile
awel : well anglais verpletterer écraser,
applatir maft : bête spetteler : chercher
froucheler avec : draguer avoir un boentje : avoir
un béguin ballekeskop : tête en forme de bille
architecte : injurieux et méprisant depuis que les
architectes ont exproprié de nombreuses maisons dans le
quartier des Marolles pour construire l'immense palais de justice
(XIXème siècle) snul = nul moke, truut
= femme, bonne femme, nana crotte, crotje = mon petit poussin
en stoemelincks =en cachette note, notje = tête,
petite tête rouncheler = bougonner gheuse
= bière typiquement bruxelloise volle petrol : très
vite striep= une rasade (de bière) blouïter=saigner
(invention personnelle - sinon à quoi serviraient les poètes
?) cartache = bille knoefeleir: mec ou quéqchose
comme ça pei = mec, individu schief = de
travers soukeler = peiner flapijol = "cool"
DE VAUTE, KARABITJES WAÏESMOEKE.
As me stappe, valle me. Of liever we stappe omda me valle.
Mo a spiere avena vast. A la bonheur ze weure
langer, do mai geroke ze nie in ne knoep.
De
"FERMEKE"
Tes oumda de vaute croem es, datem nie deuzakt.
Davui ist ne straffe. Ai es den boas, né. Ai wettet.
Tes laik an dreihoeksgeval : twie plankskes mai vanbeuve e scharnierke en vanonder en elastieke.
Soms zitte de plankskes inne knoep en da geft croem binne en croem vaute (varus/valgus). Moe tis nie simpel te paise wo dat jeukt. Den talus pakten vue de grueten ! Mo em ai geleik.
Mo tes ni hem di wingt, tes onder en den enkel
dône volgt mo en let done fameuse kop voyagaire, done fameuse
"coxa pedis" uonwo hij zu fier es ! Hij hijft zelf ogen
die zou modern es als den informatiek : ligamenten in en haag
die altaot dergeven, elastiken da let den poot terugspringen en
hij heeft da nodig.
Nen vaute hijft altijd surprise men noemt da den amortisseur.
Je wet er es da vel en dan de rest dei beenderen,
zochte stukken en harde en done fameuse drahoek moi zen elastiek.
En klone koppen die wulle sieveren om te groot te doen, ze gaan
open en komme terug, allen sumpel "ze pumpen".
Dy weigbeenderen aÿ peize da ze done torsi bar van den otto
uitgevonne hebbe, alhouwel vewa ni, ze wore al kweini ou lang.
Done binnenste deltoïde : menhir sta na boven e ze kreeg gien schïeve nek.
Done astra van benijne hijt overal üegh en wilt overal erba zijn, en daan talus let doen, t'is nen karotentrekker, hij let mo doen, tes ni zenne job !
Enfin da dinge "pince de le Coeur", da klassiek geval.
Done triceps ten eindige, sprint neut ni op ae bottes (achter vaute), sprint op ae tippe da boecht beiter.
DONE PROGRESSIE (Zaïene plan trekke)
T'es sumpel ae püete die dene grond wilt neme, 't ess ni gezievert !
Da goat zoals niks, da plooit in done cruro-talienne en dan in de wuttch de tïene.
Ni stoem de pikkel : zen mouvementen gebeure
croum parallelle askes tussen eule zelves, mô perpendiculaire
in zen lûeprichting. Den astragalkan zen hêt ni op;
zennen as ? Niks te zeen met veurige. Ae liber te bolle assem
wilt.gien obstakel Gien werk, just ien bietjes ope as ae schair
op de calcaneï (divergainse talo-calcanéenne) en ae
gruût surface presenteren bij 't stappe !
Simpel mô allé, da zéede van hée !
Ge moet attent zien op de terrein dée berg op en berg af
ga ! Mô ei trekket em ni oân, ei blaâft ligge
! De ligamenten zien daar ! Ne coup de fil, à la bonheur
ze zijn dao ! Da telt veui ondt zaïen klüete ? Zegt
U da iets !
Zelfs as de spiere eûlen effort teruggaîve en eûle plösh terugpakke as eûle gamuseert emme (lekas de koor vanen boog wa speile zijgelek ? ) Gien zieverderâoa ni aantrekke.
Natuurlek, eres done "coxa" van de veurpüet. Da vroegt nen interview aan done dikke ronde kop van dânen ïeste rayong :
- t'es nie gezieverd zegge zei, das altaïet mô dée travailleert as ge stapt, as ge loopt, as ge gaa da links da rechs, ge meûgt zegge wagge wilt ich mag alles doan ! 'k zeg ae moe da: T'IS NU GENOEG !
- Moa allé ! Zeie nie goôt in dâne ronne soffa mai dei saisamoieder en done phalange, ge sette de chef !
- Ge wet wijle zijn in een democratie en ik wet nie goed woeroem wij de enkelgewricht considereert as nen koningin ! Am aï ! T'is plaatske voor ne president, ne secretaire en ne poenmeester ! Den poenmeester das veur mey, 'k zeg ae moe da, mô 'k al lang encaisseeren!
- Ara, ge encaisseert bei de moeke! Ça est 'n echte moeke probleem ! (smeirige teif !) Bei de manneke ge zijt op de satin !
- Ouais, akoord mè de piswaïef mae da was toch bieter voor de schoenen !
- 'k laat oa mah zegge.
Hier stop den interview, want zei is 'n gevoelige pisswaïef en doabei ni bedeurve van ouwen eigen.
Oi den telefon ei gebelt ! Zoe kot dak dane
zievereir ni kwërt.
En weille weg ! Bon lettet ons arrangère, 'k zijn geënen
astragal veü niks. Dey ingelsen noeme mai den "talus"
veü iet. Ik gän alles op zen plaïsch zette, ze
makter ne mischmasch van ! Zeite gai ? 'tsal blooie (den astragale
kraigt alles op zen klüete, van dô dat ie ne ferme
pei voelt).
-Dei klaïene dinges in formose, van deze
die done valgus geven, da swapt en goet schief ! Ben geënen
matroos ! Bel done tibial posterieur, 'tes ne toffe pei.
Da moet nie lang dueren, nie zievereren zet mei op de pièdt
op de calca ! Ekskuseirt, t'is mein eur, ikke zeulf gaat te pièdt
!
Waede, lup,lup,lup den varus ess doe ! Vindt
dene ketje ne beetje limiet den korte peronier ! 'tis al nen eeuw
da da vroegt nen helper voer diene karotentrekker !
En nu dien boïete ligament die van zene neuis maakt ! Doe
nu maa iets ! Ca est bon , "je suis chemin" !
-Oefwe zen vouch.
Fourt, 'k goe van die pièdt af. Ik ben geën Kwozak, non peut-être !
Zaïele hebbe goe gewerkt, die chauke !
Nu, op ma gemakske goen, laat mei sloapen. 't Ess nae züe !
Ik val in sloap !
CONCLUSIE (de kréekske op den gateau/afkrabsel van metekaus klüete)
Wableef ? Geën eene dachtereir weit da wei zijn georganiseërd !
Zelf nie de danseres ?
Lup no denn deuvel !
Den homo sapiens, den die zou rigoleren !
Züedoenegh da ik moet u iets wijs maken. In den aven taïet, da was de geaut taïet! Den taïet van de liberté !
Allez salut en in de kost !
- 't ess gebakke en salut gij moe ni blaïve
plèke !
Qwand on rote, on toume. Mî qu'çoula,
on rote pace qu'on toume.
Mins lès niérs vos rat'nèt. I va co bin qu'i
s'ralonguihèt : insi ni s'èsquintèt-i nin.
I sont surtout st-agrap'tés å pî èt
c'est dispôye la qu'i s'alonguihèt come s' i fît
dè ski nautique (cèst po l'pus sûr l'imprèssion
qu'i d'vèt aveûr) såf quu leû cwède
è pus vite du climpeûre.
Si l'pî èsteût-st'ine åtche, ou bin i flot'reût, ou bin tot s'lêreû djus.
Adon, c'èst-st'ine fèrme. C'èst li qui dècîde a l'fin dès comptes, èdon ? I sét çou qu'il èst.
C'èst come on triyangue : deûs plantches årticulèyes a l'copète èt raloyèyes è bas avou one èlastique.
Lès deûx plantches si twèrtchèt quéquefèye èt çoula done dès valgus èt dès varus. Mins ci n'èst nin åhèye di s'îmådjiner là qu'çoula s'twèrtchèye. Li talus (ou l'astragale come i d'hît d'avance), i s'prind po l'copète a lui tot seû. Bon, d'acwêrd, i l'èst.
Mins c'nèst nin li qui s'twèrtchèye ! C'èst-å-d'zos ! Èt li dj'vèye, lèye, nu fé qu'sûre ! Tot fant voyèdjî s'cwèreûse tièsse, su clapante « coxa pedis » qu'i ènn'è si fîr. ! Il a minme dès-oûy, tot çou qui s'fait d'mîs è l'infôrmatique : lès acopleûres « en haie » qui n'arêtèt måy di s'transmète
L'èlastique, çoula permète å pî di rissåt'ler. Èt il ènn'a mèzåhe.
On pî, c'èst tot plin d'rispitèdjes : çoula s'loume lès amwèrtisseûrs.
Bon I-gn-a li pneu dèl pê èp pwis tot sût : l'èskèlète, lès mols tissus, lès deûrs
I-gn-a l'faleûs triyangue avou s'èlastique.
Èt lès p'titès tièsses qui volèt djouwer come lu po fer leû malène ! Èle ècårtèt, èle su raprochèt èle fèt dès pompes, qwè !
Lès ohès, lès cis qui s'loumèt « cunéiformes », su prindèt p'one båre di tôrsion come s'il avît invanter lès amwèrtisseûrs di vwètûre ! Tot compté, poqwè nin ? Ile ont stu lès prumîs duspôy todis.
L'acopleûre « deltoïde », Môssieû, fait dè heûtô Awè, èlle ni s' fole nin.
Li sous-taliène a dès oûys tot-avå, ile vout èsse di tos lès côps. Li talus laît fé : i s'ènnè foute ; c'èst lèy qui fait tot l'ovrèdje.
Enfin, li « pince di Le Coeur, l'écartumint latèral, come amô lès danseûses di balèt.
I-gn-a co l'tricèps. Ni potche måy so tès talons. Potche so tès bètchètes : ça r'bondihe mî !
Li progrèssion d'vint possibe
Çu, n'èst, tot rabatou, quine min qui s'droûve pos-apicî l'tére. Ça s'fait tot seû : ça plôye divins l'cruro-taliène, pwis è l'rècène dès deûts d'pî.
Nin bièsse, li pî : cès mouvemints s'fèt åtoû d'åbes paralèles inte zèls mins pèrpindiculéres å rotèdje. Adon, l'astragale s'è done su binåhe. Si åbe n'a rin a vèyî avou l's-ôtes. Cwite por lu d'ovrer qwand i lî plêrè. Nol arèsta, nol ovrèdje ! Djusse å p'tit pô po s'drovi come ine cizète so l'calcanéus (c'èst l' « divergence calcaléenne ») èt présinter lu pus grande planeûr possibe qwand l'pî raspôye a l'tére.
Ains qwand minme, i lî fåt wêtî a l'pus p'tite dès dénivèlations. Mins i n'a d'keûre, i d'meûre coûkî. Lès acopleûres « en haie » sont là ! On côp d'tèlèfone èt c'èst-è-vôye. Li règue ? Dimoni keû. Li lwè dè mwinde èfôrt, çoula n'vos dit rin ?
Minme quu lès niérs rindèt d'leû fwèce tot r'prindant leû plèce après s'aveûr stindou. (come lu cwède d'on-arc à qwè djouwèt-i, finålemint ?) I sont mètou so l'ton i n'a nou risse.
Awè bin sûr, i-gn-a li «
coxa » di l'avant-pî. Èle vout dire su mèssèdje,
li grosse copowe tièsse dè prumî rêyon
:
- Dji fais måy nole ahote, dist-èle ; dèdja
po l'rotèdje, mins po lès sprints èt po lès
candjemints d'sins, on-z-a bèle à dîre, c'èst
por mi tot l'ovrèdje. Dj'ènn'a m'biscûte come
di cint bolèyes li djoû !
- Mins qwè, ti n'ès nin bin divins cisse ronde coupole
avou lès sésamoïdes èt t'phallange ;
c'èst twè qu'ès maîsse !
- Awè ! Mins n's-èstans dès dèmocråtes,parèt
èt dji n'veûs gote poqwè on wåde li
måva pleû di todis loumer « royène »
li djonteûre dèl tchivèye ; mi, dji troûve
qu'i-gn-a dèl plèce p'on prèsidint, sècrètére
èt on trèzôrî. ; mi, dji sèreûs
l'trèzôrerèye, dj'a l'åbitude d'èkêssî.
- O, o, o ! On moumint, mi p'tit fèye : tu èkêsses
adlé l'feumerèye pace quu c'èst ine afêre
di feumerèye mins lès omes sont djintis avou twè,
i t'rèspèctèt
- Awè, mutwè. Èn-atindant, c'èsteût
mî sins lès solés
- Dji n't'èl fais nin dire, mi p'ti poyô.
Nos n'irans nin pus lon, nos l'savans fwèrt grigneûse. Èt nin gåtèye å fêt d'l'aplomb.
Waye ! Li tèlèfone a soné ! On côp si coûrt qu'on l'a cåzî nin oyou.
Èt co'ne fèye è-vôye ! Qwand i få î aller, fåt î aller !
« Bon, Mètans lès pikèts so l's-î. Dju n'sos nin on-astragale po rin. Lès English nu m'loumèt nin « talus » po rfé lès cwanses. C'èst mi qui va rastrinde li manèdje. On bouluvèrse li progrèssion ? On wèze ? Ça va sonner !
- Dihez, lès p'tites, awè, vos-ôtes
là, lès p'titès acopleûres, «
en haie » ou nin. I-gn-a dè valgus ? Ça hosse
èt ça bodje ? Dju n'sos nin nêvieû.
Houkîz-m' lu tibial du drî. C'èst-on galiård,
ci-là, on hêtî pièle. Èt qui
vasse ! Få-st'arèdjî ! Qu'i m'rimète
a cabaye so l'calca. C'èst l'moumint d'aprinde à-z-aller
à djvå.
- Qwè ? c'èst dè varus qu'i-gn-a asteûr
? Alez-m'qwèri l'coûrt pèronier. Nin mètchant,
l'valèt, mins on pô vos vèyez çu quu
dj'vous dîre. I sèreût radoblé qu'çu
n'sèreût nin pus må. Dju rèclame çoula
dispôy todis ! Dès cûtès-peûres,
ign-a l'acopleûre d'å-d'foû qu'èst so
l'pont d'potchî ! Binamé Bon Diu, fez 'ne saqwè
! Tins bon, mi p'tit pèpè-ronier ! Dji m'laîs
rider dèl sèle po t'vini êdî.
Ouf, c'èst-é-vôye. Dji dishinds dè djvå. Fini d'miner l'arèdje.
Èles-ont bin ovré, lès båcèles.
C'èst l'êure dèl prandjîre. Dji m'laîs r'hossî dè rotèdje.
Stindez lès brès', binamés p'tits niérs d'å-d-foû, påhulemint, sins 'nnè fé d'trop'.
Dju m'èssok'tèye
Qwè ! Gn-a nouk qui sait quu n's-èstans bin ôrgånizés ?
Nin minme lès balèrines ?
Lèyîs l'afêre djus !
L'homo sapiens ènnè rîreût.
Dji m'va v'l'avouwer tot-oute, d'abôrd c'èsteût l'bon timps, li timps dèl lîbèrté.
A pî d'hås, èst-ce qui vos v'rindez compte ? On n-aveût dèl simèle !
Alez, disqu'à pus tård !
« Rendez-vous au prochain mammouth
!», come on d'héve divins l'timps !